Dès 2025, le contrôle technique de votre véhicule va intégrer une nouvelle vérification discrète mais lourde de sens : l’OBFCM. Cet acronyme désigne un système embarqué qui enregistre en continu votre consommation de carburant et la distance que vous parcourez. Pour les autorités européennes, l’objectif est de vérifier si les consommations réelles correspondent à celles annoncées par les constructeurs. Pourtant, une majorité d’automobilistes ignore encore l’existence de ce dispositif, souvent qualifié de « boîtier espion », et les implications de cette collecte de données qui devient une étape clé de l’inspection périodique.
Qu’est-ce que l’OBFCM, ce nouveau dispositif de contrôle ?
L’OBFCM, pour On Board Fuel Consumption Monitoring, est un logiciel obligatoire sur tous les véhicules neufs mis en circulation dans l’Union Européenne depuis janvier 2021. Concrètement, il s’agit d’un mouchard électronique intégré qui a pour mission d’enregistrer des informations précises sur l’utilisation de votre voiture. Cette mesure a été instaurée en réponse directe aux scandales passés sur les émissions polluantes, afin de garantir plus de transparence.
Le système collecte plusieurs types de données de manière anonymisée :
- La consommation totale de carburant ou d’énergie (pour les hybrides) depuis la première utilisation du véhicule.
- La distance totale parcourue tout au long de sa vie.
- Le débit de carburant en temps réel.
Ces informations sont stockées dans l’ordinateur de bord et accessibles via la prise de diagnostic (OBD) du véhicule lors du passage au contrôle technique.

Votre véhicule est-il concerné par cette obligation ?
L’obligation de collecte des données OBFCM ne s’applique pas à tous les véhicules. Il est donc essentiel de savoir si votre voiture est concernée par cette nouvelle réglementation. La règle est simple et se base sur la date de première mise en circulation.
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Sont concernés :
- Tous les véhicules légers à moteur thermique (essence, diesel).
- Les véhicules hybrides rechargeables.
- Uniquement ceux dont la première immatriculation est postérieure au 1er janvier 2021.
En revanche, les véhicules 100 % électriques ne sont pas soumis à cette collecte de données pour le moment, car leur mode de consommation énergétique est différent.
Comment se déroule la collecte des données au contrôle technique ?
Lorsque vous présenterez votre véhicule au contrôle technique, le processus de collecte des données OBFCM sera simple et rapide. Le contrôleur branchera un lecteur sur la prise OBD de votre voiture pour extraire les informations requises. Cependant, une nuance de taille existe : votre accord est indispensable. Avant toute manipulation, le technicien doit obligatoirement vous demander l’autorisation de relever et transmettre ces données.
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Si vous refusez, la collecte n’aura pas lieu et cela n’entraînera pas de contre-visite. Vous devrez simplement signer un document attestant de votre opposition, qui sera archivé avec le procès-verbal du contrôle. Cette nouvelle étape s’ajoute à une autre vérification devenue obligatoire : celle du système d’appel d’urgence eCall, dont l’absence, elle, peut mener à une contre-visite.
Nouveau point de contrôle | Conséquence en cas de problème | Caractère obligatoire |
---|---|---|
Collecte des données OBFCM | Aucune (refus possible) | Soumise à l’accord de l’automobiliste |
Absence du système eCall | Contre-visite obligatoire | Vérification obligatoire |
Dysfonctionnement du système eCall | Défaillance mineure (sans contre-visite) | Vérification obligatoire |
Pourquoi l’Europe veut-elle vos données de consommation ?
L’objectif principal de la Commission Européenne est de lutter contre le décalage entre la consommation de carburant annoncée par les constructeurs lors des tests en laboratoire et celle constatée dans des conditions de conduite réelles. En agrégeant des millions de données anonymes provenant de toute l’Europe, les autorités pourront se faire une idée précise et juste des performances énergétiques du parc automobile.
À terme, si des écarts trop importants sont constatés pour un modèle ou une marque en particulier, des sanctions financières pourraient être appliquées aux fabricants concernés. Pour l’automobiliste, cette démarche vise à garantir une information plus fiable et transparente lors de l’achat d’un nouveau véhicule.
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